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En 2002, l’Afijma s'est mobilisée dans la réalisation concrète d'une action collective visant à valoriser sur le plan national de jeunes talents que chaque membre de son réseau soutient déjà individuellement en région.

Le programme Jazz Migration propose d'encourager et d'accompagner ces jeunes artistes dans leur aventure de création en leur donnant des opportunités de rencontres avec les publics et les professionnels concernés.

Trois groupes sont annuellement sélectionnés, sur propositions des membres de l'Afijma, pour se produire dans les festivals du réseau.

L’année 2008 fut marqué par un tournant important dans le projet Jazz Migration, puisque la FSJ, forte de ses 28 lieux de diffusion, s’y est associée afin de porter encore plus loin cette action, les buts qu’elle poursuit et les valeurs qu’elle défend. L’édition 2009 voit ce partenariat renouvelé et renforcé.

Nos deux réseaux, qui représentent 60 lieux de diffusion possibles, offrent ainsi aux trois groupes sélectionnés chaque année, des opportunités plus larges de rencontres avec le public et les professionnels du spectacle, aussi bien en club qu’en festival.

L’édition 2009 devrait ainsi permettre au quartet d’ÉMILE PARISIEN, à JEAN LOUIS et à OZMA de participer une quarantaine de concerts répartis sur tout le territoire entre festivals et clubs.

Les trois groupes sélectionnés pour la neuvième édition de Jazz Migration en 2010 seront présents sur scène en décembre 2009 à l’occasion de l’ouverture de Jazz Migration 2010.

En 2009, les trois groupes sélectionnés sont :

ÉMILE PARISIEN QUARTET

Émile Parisien: saxophone
Sylvain Darriffourcq: batterie
Yvan Gelugne: contrebasse
Julien Touery : Piano

Le quartet d'Emile Parisien est certainement l'une des formations émergeantes les plus excitantes du moment.

Depuis 2004, ces jeunes musiciens étonnent par leur fougue et leur maturité. Leurs prestations remarquées lors d'importants festivals (Marciac, Toulouse, Bayonne, Limoges, Châteauvallon…) et dans différents clubs parisiens (Duc des Lombards, Sunset, La Fontaine…) ont suscité l'intérêt du public comme de la critique, conquis par la complicité, l'engagement et l'énergie dont ils font preuve sur scène.

« Avec eux, l'originalité ne se pare pas d'artifice, ni de bluff, mais surgit d'une exploration intense d'univers musicaux qui nous sont familiers : ceux de Coltrane et de Wayne Shorter, bien sûr, mais aussi ceux d'Hector Berlioz, d'Igor Stravinski ou d'Arnold Schoenberg.
Si la relecture de cet héritage musical se révèle aussi passionnante, c'est d'abord par le sens de l'implication et la rigueur artistique inconditionnelle qui animent ces quatre musiciens. Chaque note, chaque mesure, est exécutée avec la force d'expression de ceux qui brûlent de nous transmettre la foi qui les anime. Ces instrumentistes parlent d'une seule voix, et jamais leur virtuosité de soliste, qui est pourtant époustouflante, ne vient distraire l'auditeur du cours émotionnel de compositions pour la plupart collectives. » *

Pour la sortie de leur premier disque Au revoir porc-épic (Laborie Jazz / Naïve), France Musique leur a consacré deux émissions : Jazz de cœur, Jazz de pique (Alex Dutilh) et Le Jazz Club de Claude Carrière et Jean Delmas. Notons que la presse nationale et spécialisée (Télérama, Libération, L'Humanité, Jazzman...) leur a également réservé un très bel accueil, signe qu'on attend de ce quartet un parcours artistique long et fructueux.

OZMA

Adrien Dennefeld: guitare
Stéphane Scharlé : batterie
Edouard Séro-Guillaume : basse et voix
David Florsch : saxophone
Matthias Mahler: trombone

OZMA a vu le jour en 2001 dans l'Est de la France. Ses cinq membres, sont des enfants des années quatre-vingt, initiés aux jam sessions, issus du Conservatoire de Strasbourg, ils ont tous derrière eux de solides études de musique, et leurs sphères d'origine couvraient déjà un territoire très large, de la musique contemporaine à la chanson en passant par la musique brésilienne et le classique.

Colorée, explosive, excitante et généreuse, OZMA est à mi-chemin entre une fanfare mutante et une jungle sonore. C'est un groupe de son temps, dépositaire d'une musique éclectique et créative. Tout en inventions mélodiques et en fulgurances rythmiques, le jazz d'OZMA rime avec énergie et ouverture. Hérité de la liberté du rock, de la rigueur du swing, sans oublier une bonne dose de groove et un esprit de groupe. Envolées intemporelles, riffs ravageurs, le musique d'OZMA fourmille de clins d'oeils à la fougue du jazz rock et aux syncopes du hip hop.

OZMA enregistre en décembre 2006 son premier album «Electric Taxi Land» (Juste une Trace, une division de AMOC, distribué par Anticraft, sortie nationale le 5 novembre 2007). Volontairement spontané, ce disque présente des compositions originales et structurées, des prises directes, rapides mais préparées, à l'image des opus légendaires du rock. Pour qualifier ce « tout instrumental » compact et dense, chacun s'en fera sa propre interprétation, mais on peut le comprendre et décrire la musique d'OZMA en évoquant une fusion moderne que ne renieraient ni Frank Zappa ni George Clinton, et dans laquelle on reconnaîtrait volontiers l'héritage de Julien Lourau, Ray Anderson ou encore Steve Coleman…

“La musique d'OZMA nourrie de moult influences est jubilatoire… Équilibre subtil entre écriture et improvisation, avec verve et humour.”
(Jazz Magazine – juillet. 06)


JEAN LOUIS

Aymeric Avice: trompette
Joachim Florent : contrebasse
Francesco Pastacaldi : batterie

Un groove démantibulé au son compact et distordu. Jean Louis se nourrit de bois, de métal et de câbles électriques. Il agite ses membres et découpe des tranches de musique au sous-sol. Il mâche très lentement puis remonte à la surface où il expulse ses compositions à base de riffs puissants et de lignes rythmiques explosives.

Trio à l'instrumentation particulière, trompette – contrebasse – batterie, Jean Louis s'est enfermé pendant 2 ans pour élaborer ses compositions collectives en travaillant sur le rythme. Il en exploite les ambiguités en créant son propre son né de l'amplification et la distorsion des sons. Sans étiquette, la musique de Jean Louis puise ses influences auprès d'artistes tels de Zu, Marc Ducret, Meshuggah, Melvins, Varèse, Stravinski, Zakir Hussein, Fela Kuti, Miles Davis, Fred Frith…

" Trio qui a marqué de sa patte électrique le concours national de Jazz de la Défense l'an dernier (deux prix d'instrumentistes et 2 nd prix de groupe)…La contrebasse claque comme une guitare dopée au pot Belge, la trompette s'échine comme un chanteur survoté, la batterie frappe sans concession… Premier essai réussi». (Jazz Magazine – juin 2008)

Jazz Migration se décompose en six grandes étapes :

Phase 1 – le repérage
Jazz Migration est une opération qui s’appuie sur le principe du parrainage. En effet, les festivals structurants, grâce à leur présence sur tout le territoire, sont des acteurs privilégiés pour y repérer des nouveaux talents. Pour Jazz Migration 2008, 17 festivals ont souhaité participer à l'opération et/ou parrainé des groupes de leur région.


Phase 2 – l'information
Tous les festivals du réseau reçoivent une documentation complète des groupes parrainés afin de pouvoir faire leur sélection.


Phase 3 – la sélection
Parmi les groupes proposés, trois sont retenus à la suite d'un vote interne entre les membres du réseau souhaitant participer à l'opération et s'engageant à programmer une ou plusieurs formations séléctionnées.



Phase 4 – la programmation
Cette année, 16 festivals membres de l'Afijma, dont le festival franco-italien "Una striscia di Terra Feconda", et 14 club de la FSJ se sont mobilisés pour cette huitième édition de Jazz Migration qui se terminera fin 2008 par un concert de clôture à Paris avec les 3 groupes.
Ainsi pas moins de 40 concerts seront programmés tout au long de l'année 2009 dans les festivals membres de l'Afijma et les clubs adhérents à la FSJ.


Phase 5 – l'accompagnement
Pendant leur tournée dans les festivals de l'Afijma et clubs de la FSJ, les groupes bénéficient d'une promotion importante : invitation de professionnels français et étrangers aux concerts. Cela leur permet de se faire connaître auprès des professionnels du secteur.

Depuis l'année dernière, la tournée Jazz Migration débute par un concert d'inauguration qui a lieu à Paris. il permet de présenter les 3 lauréats du programme à la presse, mais aussi aux professionnels du secteur ainsi qu'au public.

Pour la première année, l’Afijma a décidé de ne pas éditer de disque à l’issue de la tournée. Après avoir réalisé que l’impact de ce disque n’était pas aussi fort que nous l’espérions, nous avons décidé de privilégier l’aide à l’export des groupes JAZZ MIGRATION.
En effet, l’Afijma travaille actuellement, en relation avec ses partenaires européens, pour pouvoir offrir aux groupes JAZZ MIGRATION la possibilité de jouer à l’étranger l’année suivante. C’est en prenant appui sur l’idée d’un développement de carrière national mais aussi international que l’Afijma souhaite aujourd’hui apporter son aide aux jeunes talents de la scène jazz française.

L'Afijma conserve néanmoins une ligne budgétaire pour les demandes de soutien des différents groupes qui souhaiteraient enregistrer un disque.
De plus, chaque groupe peut recourir à la base de données dont l'Afijma dispose sur les programmateurs français et européens ainsi qu’à une aide logistique et de conseil.

FINANCEMENT DU PROJET
Pour la poursuite de ce projet, l'Afijma peut compter sur le soutien du Ministère de la Culture et de la Communiction, la SACEM, le FCM, le CNV, la SPEDIDAM et l'ADAMI.


>> www.afijma.asso.fr


>> Dossier Press

Postato da Alberto Asteggiano

Martedì, 29 Settembre 2009